L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
De retour... Mon absence n'est pas dûe cette fois-ci à un écart (!), mais à une semaine consacrée à me ressourcer.
Le bilan ? Positif.
Partir, changer d'air, rencontrer d'autres personnes, voir d'autres paysages, s'éloigner... tout simplement.
Ces quelques jours m'ont permis de faire le vide. D'essayer de ne plus penser à demain, aux sujets qui me blessent encore. L'osmose avec la nature près du grand large : des moments d'émotion et d'apaisement à la fois.
Le retour ? Plutôt positif aussi.
Contente de revenir chez moi, retrouver mes enfants. Je poursuis ma route...
Mais si le moral est là, je traverse toutefois quelques moments de turbulences.
Sans doute dûs à la baisse voulue de mon traitement, les rêves d'alcoolisation me surprennent de temps en temps.
Les envies aussi, je dois l'admettre. Pourquoi ? Sûrement parce que j'ai encore des difficultés à tourner certaines pages...
C'est assez bizarre comme sensation cette envie de boire lorsque je suis abstinente, même si souvent tout s'arrête au stade de la pensée : je repense à l'alcool, mais je n'ai pas envie d'en goûter, comme par exemple au cours d'un repas avec des amis.
Non l'envie, c'est vraiment différent : elle est subite, dans la journée (plutôt l'après-midi) et se manifeste par la vision de la scène : je bois de l'alcool fort et je ressens du bien-être, du plaisir. Cette scène est brève, s'arrête à la première gorgée dont l'effet est immédiat.
Mais heureusement, aujourd'hui je perçois l'aspect éphémère du désir -l'envie de boire est en général assez courte : environ 1/4 d'heure- et le souvenir des moments douloureux de la déchéance me reviennent vite à l'esprit !
Mais qu'en sera-t-il lorsque je serai dans une situation de mal être. Au moment où les émotions prendront le dessus, et où le 1/4 d'heure me paraîtra une éternité ?
Serai-je capable de ne pas me laisser emporter par la tornade, le tsunami qui ne laisse place qu'à l'ennivrement ?
Cette question est souvent présente. Tellement de rechutes, tellement de failles à ces moments de faiblesse morale.
Et pourtant tellement envie de me sentir comme en ce moment, même si je n'ai pas encore trouvé toute la sérénité qui me permettrait de faire de vrais projets d'avenir !
Le dernier pour la route... Je souhaiterais vraiment avoir le pouvoir de confirmer qu'il est bu depuis près de 2 mois maintenant. Mais les alcoolodépendants ne peuvent rien affirmer. Le 1/4 d'heure plane toujours. Bien peu de temps pour changer, ou pas, de vie...
La vie du présent tisse celle de l'avenir.
Gustave Le Bon
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt