L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour !
Le point d'exclamation s'impose : trop de temps sans écrire, et preuve d'un peu de dynamisme...
Après avoir lu mon dernier article, je m'aperçois que je savais, je sentais ce qui m'attendais, mais je ne bougeais pas vraiment.
Alors, après avoir été bien conseillée en plus des recherches que j'ai menées sur internet, j'ai pris une décision : tenter une nouvelle fois le Baclofène (plus de détails dans un prochain article).
Je me suis donc rendue chez le médecin alcoologue. Après discussion, elle a accepté de me le prescrire.
Et puis, avant de partir, j'ai toutefois proposé un bilan sanguin, me sentant fatiguée et pressentant des carences en vitamines (très courant).
4 jours plus tard, j'avais les résultats : et là, un choc (mais au fond de moi, je crois que je craignais le pire). Côté vitamines, tout allait à peu près, mais côté enzymes (ASAT, ALAT, Gamma GT), cholestérol et triglycérides, LA CATASTROPHE !!!
J'ai tout de suite compris le problème et j'ai pris mon téléphone. Réponse : hospitalisation à prévoir rapidement. En fait, pas si rapide que cela, mais je pense que ça fera l'objet d'un article, cela en vaut la peine.
Bref, après avoir quand même rejoint mon plus jeune fils quelques jours pour fêter ses 10 ans, le retour là où je n'avais plus envie de retourner : au centre hospitalier pour 12 jours.
Bilans sanguins réguliers. Les résultats sont sans appel : dès qu'il y a arrêt total de l'alcool, tout s'améliore très vite.
Scanner : le foie est normal, mais le pancréas commence à gonfler (NB : on ne peut pas vivre sans pancréas).
Ce à quoi j'ai échappé :
-la cyrrhose,
-la pancréatite,
-l'A.V.C.,
-etc.
Mais ce à quoi je n'échapperai sûrement plus si je me réalcoolise...
Je retiens cette phrase d'un psychiatre alcoologue qui m'a suivie lors de deux cures et qui a eu la gentillesse de répondre à mes questionnements (il se reconnaîtra et encore une fois merci !) :
"je ne peux que vous dire de ne pas jouer avec la consommation controlée!"
Message bien reçu !!!
De retour à la maison, voilà ce que je retiens de cette nouvelle étape :
-mon corps rejette complètement l'alcool. Résultat de ces années passées avec une consommation intense,
-Alcool zéro : j'y suis. Et même si j'ai encore le choix, il devient vital : abstinence ou problèmes graves, voire très graves,
-le baclofène, que je supporte assez bien, est un outil supplémentaire que je dois saisir,
-je dois poursuivre le suivi psychologique et alcoologique (le baclofène n'est pas non plus un remède miracle !)
-je n'ai plus le droit de me réfugier derrière la maladie pour poursuivre mon autodéstruction.
Voilà ce que je peux dire aujourd'hui de cette alerte : un mur s'est dressé devant moi. Je le contourne ou je fonce dedans.
J'espère, je souhaite, j'ai envie. Mais par expérience, je ne peux rien promettre.
"Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette."
Confucius
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt