L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Comme promis, je reviens sur ce fameux baclofène (nom du composant de ce médicament, vendu aussi sous le nom de Lioresal-marque déposée).
Quand on lit la notice :
"Dans quel cas utiliser ce médicament ? : Ce médicament est prescrit... dans le traitement symptomatique de la spaticité (contractures) chronique sévère... qui apparaissent au cours de maladies neurologiques comme la sclérose en plaque."
Quel rapport avec l'alcool ? Me direz-vous. Et bien aucun ! Sur le papier... et pour l'instant.
En 2000, Olivier Ameisen, cardiologue français installé aux Etats-Unis, devenu alcoolo-dépendant, teste sur lui-même ce médicament vieux d'une quarantaine d’année. Et il devient indifférent à l’alcool. Il n’en a plus ni besoin, ni envie.
En 2008, face à l'indifférence des labos et professionnels de santé, il publie un livre autobiographique "Le dernier verre", qui raconte son alcoolodépendance et sa "guérison" grâce à la prise de baclofène à dose très importante, allant même jusqu'à dire qu'il pouvait boire un peu, et réclamant des essais cliniques..
Cet ouvrage a alors eu l'effet d'une petite bombe auprès des malades, qui ont vu là LE remède miracle (et j'en fais partie).
Les médecins sollicités ont eu en majorité beaucoup de réticence à le prescrire pour, je pense, trois raisons :
1.pas de tests réalisés,
2.donc pas d'aval de la fameuse Afssaps (*). (Vous connaissez sûrement son implication dans l'affaire du mediator...). Conséquences : le médecin peut être poursuivi par un patient suite à des complications...
Ce qui a généré un certaine galère des malades pour trouver un prescripteur consentant.
3.Une base posologique très importante : Olivier Ameisen s'administrait près de 300mg par jour (aujourd'hui, il a diminué). Pour info, le seuil de haute dose est fixé officiellement à 80 mg par jour.
Aujourd'hui, la donne change un peu puisque des tests cliniques ont été enfin lancés, et l'avis des professionnels de santé a évolué : constat de résultats positifs sur des patients (pendant et hors tests).
J'ai moi-même, en 2009, entamé ce traitement, à la recherche, comme beaucoup de malades, du remède miracle. Je travaillais, et les effets secondaires (il y en a forcément) étant en priorité la somnolence (c'est un myorelaxant), étaient particulièrement développés chez moi, m'empêchant d'exercer mon métier correctement. J'ai donc arrêté au bout de quelques jours.
Je pense aujourd'hui que de toute façon, ça n'était pas le bon moment : le baclofène n'est pas le produit miracle, mais un outil supplémentaire qui peut aider à l'atteinte du résultat idéal : ABSTINENCE - ALCOOL 0.
Quand à cette nouvelle tentative, je ne la vois pas de la même façon : je connais mieux la maladie et sa perversité, et je ne parlerais pas de "guérison", comme le fait O. Ameison, mais de soin. Je ne me risquerai pas à tenter de boire un peu d'alool comme il le fait, car je pense que le soin le plus important c'est : ALCOOL 0.
Je sais que je me répète, mais cf article précédent et la phrase " je ne peux que vous onseiller de ne pas joure avec une alcoolisation contrôlée"...
(*) : Afssaps = Agence Française sanitaire et Sociale des Produits de Santé
"Il n'y a que deux façons de vivre sa vie : l'une en faisant comme si de rien n'était un miracle, l'autre en faisant comme si tout était un miracle"
Albert Einstein
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt