L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Le baclofène n'est pas un produit miracle, mais une aide précieuse...
http://www.forum-baclofene.fr/
Cela m’a été confirmé récemment.
Après 5 mois d’abstinence, l’alcool a refait partie de ma vie.
Un temps.
Certains pourront penser :
« Et bien je savais bien que ça ne fonctionnait pas ce baclofène ! »
D’autres :
« Il y en a bien qui y parviennent sans, alors pourquoi pas elle ? Il suffit de le vouloir ! »
Et puis il y aussi ceux :
« Ah ben mince, moi j’y croyais ! Je pensais que c’était gagné ! »
Chacun est libre de ses pensées, elles lui appartiennent, mais je vais vous donner mon avis à moi, car il s’agit bien de mon expérience.
J’ai affirmé, il y a quelques mois que deux déclenchements avaient eu lieu :
-psychologique, avec un état d’apaisement que je n’avais jamais connu jusque là,
-physiologique, avec l’indifférence face à l’alcool.
Je maintiens ce que j’ai ressenti et vécu pendant ces mois délicieux.
Le bémol, c’est que deux facteurs sont venus entraver ces paisibles moments :
-La baisse du baclofène compte tenu des douleurs que je ne supportais plus,
-la « fatigue» psychologique qui s’est installée peu à peu à partir du début de l’été.
Bref, mes deux atouts qui me permettaient de poursuivre ma route tranquillement se sont épuisés à leur tour de semaine en semaine, sans que je me doute un seul instant de l’issue qui m’attendait.
Les premières gorgées pour retrouver ce « grisement » que tout un chacun, à mon sens, apprécie en buvant un peu de cet élixir…
Et puis la maladie a refait surface. Très vite.
Une première « visite » en milieu hospitalier en espérant que ces 12 heures sans alcool suffiraient.
Mais non, la maladie a poursuivi son œuvre.
Donc retour aux urgences avec cette fois l’intention d’un sevrage indispensable.
Mon alcoolisation n’a pas été longue, car très vite j’ai compris que la rechute était bel et bien là, et ça, ça n’était pas possible !
J’ai très vite, sans attendre l’hospitalisation, repris la hausse du baclofène.
En effet, en étant abstinente, je ne connaissais pas ma dose seuil (celle où on diminue puis arrête la boisson naturellement). Donc je présume que je suis allée en deçà de ma dose seuil.
Aujourd’hui, je prends 180 mg/jour de baclofène, en 5 prises.
Contre toute attente : aucun effet secondaire notable !
Qu’en sera-t-il demain et après ? Et bien j’arrête avec mes certitudes, et la réponse est : je n’en sais rien. J’espère mais je n’en sais rien.
L’apaisement, l’indifférence, je les ai connus et reconnus, donc j’ai la foi en cet avenir qui me permettra de les retrouver !
« Après tout… demain est un autre jour »
Scarlett O’Hara dans Autant en emporte le vent – Victor Fleming
C’est elle qui l’a dit…
A bientôt