L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Je m'aperçois que lors de mon avant dernier billet, je m'étais engagée à raconter ma séance d'hypnose...
Je me suis donc rendue chez le médecin que je vois depuis plus d'un an à une centaine de kilomètres de mon domicile.
Pourquoi si loin ? Et bien car après plusieurs tentatives, je n'ai pas réussi à trouver l'interlocuteur, là où je vis, qui me permettait d'avancer-sans pour autant remettre en cause le professionnalisme de certains...Je parle ici des psychiatres ou psychologues. Ne lachant pas prise et souhaitant faire une tentative auprès des médecines douces, le centre hospitalier m'a proposé différents médecins hypnotiseurs - cette spécialité n'étant pas présente dans ma ville.
Voilà, c'est comme cela que j'ai testé cette technique, sans trop savoir où cela me mènerais. Le premier contact a été de suite rassurant : une longue discussion pour démontrer que j'étais vraiment motivée pour débuter les séances. Cette fois-ci pas d'hypnose, mais plutôt un bilan de mon parcours.
Les rendez-vous suivants, plus ou moins espacés celon mes besoins, d'une durée d'environ une heure, ont été riches en dialogues, en réflexion, et en exercices que je peux aujourdhui reproduire chez moi.
Pour les non initiés, je peux tenter de décrire l'état dans lequel je me trouvais, bien que celà soit un peu difficile à exprimer : je dirais que je me trouvais à la limite du sommeil, un peu comme en sophrologie. J'entendais bien sûr tout ce que me disais le médecin qui commençait toujours de me retrouver dans un endroit que j'aime, où je me sens bien. Puis selon ma demande ou du sujet que nous avions décidé ensemble de traiter lors de notre entretien préalable, les exercices débutaient en utilisant la respiration, la visualisation, le voyage intérieur, ...
Les sujets traités : le stress, ma culpabilité, le manque de confiance en moi,... Une séance m'a même permis de faire disparaître des douleurs ! (la nuque coincée par un point dans l'omoplate, et d'autres symptomes que j'attribue à la nervosité intérieure).
Quant à la dernière séance (non, pas celle d'Eddy Mitchell ! Pff - petite joueuse !!!!), elle a été comblée par une discussion intense sur les fameuses pages qui se tournent pour moi : professionnelle et personnelle. Le médecin n'a pas jugé utile de pratiquer l'hypnose, et je l'approuve, puisque le dialogue m'a permis de retrouver une certaine sérénité sur les thèmes en question.
En ce qui concerne la question "Pourquoi ce besoin de me rendre utile ?". J'ai bien compris que cela n'était pas un souhait hors du commun, mais ressenti par bon nombre de personnes. Etre reconnue, appréciée, le souhait d'aider (je ne travaille pas dans le social pour rien !)... sans doute quelques raisons de ce comportement.
Mais les phrases clés que j'ai retenues : savoir dire non, trouver les limites, le cadre qui m'empêcheront de souffrir. Et par conséquences éviter les situations troubles, ne pas retourner là où je n'étais peut-être qu'un pion, là où chacun agit pour soi, dans son intérêt (en caricaturant un peu, je ne suis pas prête à accepter de l'avoir peut-être été). En effet, le résultat est là : à chaque contact ou retour, c'est une réalcoolisation.
Je ne fais pas ici l'apologie de l'hypnose, mais j'exprime juste ce que j'ai ressenti et ce que m'a apporté cette technique, qui je veux bien le reconnaître, ne convient pas forcemment à tous. J'en reviens toujours à cette différence des individus, que j'ai mis longtemps à accepter, mais qui est pourtant bien réelle et sera peut-être le sujet d'un prochan article.
En tous les cas, même sans hypnose, cette séance m'a aidée à comprendre, par des exemples concrets, la nécessité presque vitale de me protéger. Tout est entre mes mains à présent : à moi d'appliquer...
Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité
comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve.
Guy de Montapassant
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt