L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Cela fait quelques temps que je n'ai pas écrit... Et pour cause : nouveau passage difficile, nouvelle descente progressive.
Quand cela s'arrêtera-t-il ?
Me voici une nouvelle fois "à l'abri", en sevrage ambulatoire (8ème jour), et en ayant pris la décision de suivre une nouvelle cure de désintoxication. La dernière a eu lieu en 2009, et bien des hospitalisations après, je me rends à l'évidence : pas d'autre moyen d'essayer de trouver l'issue. Je pense que c'est la honte et la culpabilité qui m'ont fait attendre aussi longtemps...
Départ à la fin du mois d'aôut à environ 70 kms de chez moi, pour un séjour d'environ 4 semaines dans un centre que je ne connais pas.
L'été m'a toujours été "maléfique" tant au niveau de l'alcool que du moral. Même si, je le répète, je me sens avancer, je sens aussi que mon corps n'en peut plus de cette cochonnerie et ma santé se détériore peu à peu.
Je le fais pour moi, mais surtout pour retrouver une vie de famille normale avec mes enfants.
Souvent, ce qui dans une autre vie m'a poussée à des actes qui auraient pu être radicaux, je me suis demandé dans quel état je rendais le plus service à mes enfants : vivante en étant malade et incapable de lutter, en les faisant souffrir chaque jour - et en souffrant moi-même -? Ou en étant définitivement partie ?
Aujourd'hui, une envie irrésistible de les aider à passer les caps heureux mais aussi ceux difficiles de la vie me pousse à me battre encore.
On me questionnait récemment sur le lioresal (baclofène), ce fameux médicament qui a permis à un médecin français alcoolodépendant de vaincre sa consommation excessive. J'ai moi-même testé ce traitement qui pourrait être un miracle pour nous tous qui sommes concernés : enfin un éventuel substitut. Un médecin a bien voulu me le prescrire il y a quelques années. Je dis "a bien voulu", car prévu pour d'autres maladies et donc non préconisé pour (ou contre d'ailleurs) l'alcool par les instances, le corps médical prend ainsi quelques risques. A l'époque je travaillais, et les effets secondaires ont été difficiles à supporter plus de quelques semaines... J'ai lu qu'un test clinique allait enfin être entamé prochainement : quelle bonne nouvelle ! On se sent un peu moins oublié... et quel espoir en perspective !!!
Mais je ne peux pas me permettre d'attendre les résultats de cette étude, et même si prête à réessayer le baclofène, je dois avant tout partir en cure, c'est décidé.
La route de l'excès mène au palais de la sagesse.
William Blake
C'est lui qui l'a dit...
(puisse-t-il dire vrai !)
A bientôt