L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Le baclofène n'est pas un produit miracle, mais une aide précieuse...
cf http://www.alcool-et-baclofene.fr/ (*)
J'ai pris 2 décisions pour ce blog :
*la première c'est d'évoquer ponctuellement ma prise de baclofène (cf articles du 24 et 26 mars 2012),
*la deuxième, c'est d'inscrire la phrase ci-dessus à chaque début de billet sur le sujet.
J.37, car je ne tiens pas compte de mon début de traitement 3 semaines avant mon hospitalisation, avec encore un peu d'alcool.
Depuis hier, je prends 120 mg de baclofène par jour, en trois prises. Un petit total de 12 comprimés. A cela s'ajoutent l'antidépresseur du matin et le Seresta 50 mg que j'ai décidé de diminuer.
Je dis "j'ai", car hélas je connais bien ce traitement indispensable au sevrage physique, mais qui a l'inconvénient de dévoiler une autre dépendance, puisqu'il s'agit d'un benzodiazépine.
Avec mes 3 X 50 mg par jour (certains en prennent jusqu'à 16 par jour !), la dépendance est bel et bien là, avec tremblements le matin, non pas par manque d'alcool mais par manque de séresta. Génial, un autre sevrage en perspective.
Avec conseils médicaux bien sûr, et aux vues de mon expérience, j'ai donc décidé de la diminuer très progressivement, sachant que le baclofène semble efficace.
Attention, je ne dénigre absolument pas le Séresta, qui reste à mon sens LE médicament de base de l'abstinent. Mais je pense qu'il est indispensable de s'en passer le jour où il devient un traitement de confort...
Revenons au baclofène.
Pour l'instant, il me semble que j'ai la chance de bien le supporter. Avec une augmentation tous les trois jours, les effets secondaires que j'ai pu observer se limitent à quelques moments de manque de concentration, de vision un peu trouble et quelques bégaiements ! Déjà pas mal, me direz-vous peut-être, mais compte tenu du fait que je les sens arriver et qu'ils ne durent pas (ils sont là au "pic" de l'effet de la prise), je le vis assez bien. Et je préviens mon entourage : non, je n'ai pas bu ! J'explique et tout le monde semble s'habituer...
Sinon, je dois dire que je n'aperçois pas d'autres désagréments.
Par contre, je n'ai aucune envie, ni même aucune pensée d'alcool. J'ai l'impression d'être quasiment indifférente. Quasiment, car il y aurait presque un peu de dégoût aussi. C'est assez curieux et nouveau pour moi.
Je le répète toutefois, je suis certaine que cela vient d'un ensemble de choses : un parcours et une expérience intenses par rapport à la maladie, une avancée psychologique qui en a découlée, un suivi médical, psychologique, des groupes de paroles (je suis indifférente à la vue de l'alcool, mais je ne coupe pas le cordon avec la maladie). Voilà ce que je ressens.
Et comme je dis souvent : Pourvu que cela dure !!!
(*): Il s'agit du lien avec ce site formidable et très complet du réseau A.U.B.E.S., dédié au baclofène et aux essais cliniques qui sont ENFIN en cours. Alors, si vous souhaitez en savoir plus sur ce traitement, n'hésitez pas.
Bonus : Merci encore au Docteur P. qui me l'a fait découvrir ! J'espère pouvoir me rendre au séminaire du 12 mai à Paris... Compte-rendu au retour.
A bientôt