Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...

Publicité

Une rechute... et alors ?

Bonjour,

 

Petite ou longue absence ? Aujourd'hui, je suis là.

 

Mauvaise période une nouvelle fois. Les émotions ont pris encore le dessus, et le premier verre a été fatal.

Pourtant, je le savais. Je savais que dans mon cas, pour vivre bien : ALCOOL = 0.

Mais la détresse, le mal être a été tel qu'une solution rapide m'est apparue soudainement pour être soulagée. C'était le 6 mars dernier, et je vous le racontais quelques jours plus tard...

J'ai essayé, essayé, encore essayé, mais rien à faire, le premier verre en a appelé d'autres, de plus en plus, de plus en plus vite. Ca, cela ne change pas et ne changera jamais ! La seule différence : pas de passage par un alcool "léger".

Non, le costaud, direct.

 

Pourtant, ça je le savais. Je crois que j'étais tout à fait consciente qu'en goûtant une nouvelle fois à ce qui est pour moi un poison, je ne pourrais plus m'arrêter.

Des envies, je n'en n'avais absolument pas. Seulement quelques pensées que je parvenais à regarder en face et vivre avec. En 24 heures tout a basculé, l'envie est venue de façon intense, et mon erreur a été de téléphoner trop tard : après avoir pris les quelques premiers verres. Trop tard et tout s'enchaîne...

 

Il s'agissait sûrement d'une certaine autodéstruction volontaire, car ma souffrance devenait une nouvelle fois insupportable. La nouvelle tentative de suicide qui a suivi n'en est que la confirmation. Sauvée une nouvelle fois, alors que j'espérais que l'on accepte mon geste, le réveil en réanimation attachée, intubée, branchée dans tous les sens a été terrible. "Bien fait", me diront certains. Sans doute, pourtant ce fut une déception énorme et une souffrance physique ajoutée à cette souffrance morale.

Et dire que des médecins, infirmiers se battent tous les jours, dans cet endroit qu'il ne vaut mieux pas connaître dans un état conscient, pour des personnes comme moi qui ne demandent que le contraire...

S'en suit le psychiatre, les mots que je sais trouver pour ne pas aller dans un autre endroit aussi sordide.

Alors après 3 jours de réanimation, je rentre chez moi ! Et tout recommence. Je suis là et bien là, avec des problèmes non réglés.

 

Après quelques jours où j'ai vu apparaître les tremblements, l'épuisement physique, je décide de me faire hospitaliser à nouveau pour un sevrage. Entrée rapide dans un service adapté à ma demande de libération de cette accoutumance. 11 jours de lecture, écriture, réflexion, ont suffi pour me redonner l'envie de me battre une nouvelle fois.

Mes enfants sont là, heureux visiblement de me retrouver. Les pauvres, comment leur expliquer mes gestes ? 

Leur dire simplement que je les aime. C'est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant.

 

A présent je sais que c'est mon mal être le problème le plus important. L'alcoolodépendance fera toujours partie de ma vie, mais je pense avoir cerné la maladie et sa manière de me ronger de façon vicieuse grâce à son disciple qui sait parfaitement obéir et suivre les conseils de son maître !

 

Reprendre le court de ma vie. Intensifier mon travail psychologique. Je sais que je ne repars pas de rien, puisque je vis chaque épreuve différemment.

Une rechute, et alors ? Celle-ci me donne certainement le déclic qui me manquait : agir ! Pas seulement pour rester debout, mais aussi pour avancer, trouver le chemin, et peut-être le bon, pour accéder enfin à cette sérénité que j'avais commencé à retrouver les mois précédents.

 

Je sais que j'ai avancé, et c'est en cela que j'ai envie de dire à ceux qui vivent un parcours qui ressemble au mien : n'abandonnez pas !

 

Le futur a été créé pour être changé

Paulo Coelho

 

C'est lui qui l'a dit...

 

A bientôt

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
<br /> je pense a toi et garde confiance en toi bisous<br /> <br /> <br />
Répondre
C
<br /> J'ai tout lu !<br /> C'est la 1ère fois que je consulte un blog ; merci de m'avoir initiée !<br /> Quel talent d'écriture : tu n'es pas handicapée de la communication !<br /> Tes propos sont quand même bien pudiques par rapport à ta souffrance<br /> Tes progrès sont énormes et ton coming out depuis 3 ans t'a libéré<br /> Tu es sur la bonne voie, c'est sûr.<br /> Cette maladie est bien complexe ; la déprogrammer de ton cerveau et de ton corps doit être la priorité de ceux qui peuvent t'aider dans ce sens : il doit bien y avoir des trucs et astuces en dehors<br /> des somnifères pour repérer les facteurs déclenchants car j'ai bien compris en te lisant qu'il y avait des liens, des dépendances centrées sur les émotions et la façon dont tu les reçois, les<br /> perçois, les interprêtes.<br /> Moi qui travaille avec un coach à titre professionnel, j'ai decouvert aussi que j'avais des interprêtations eronnées des messages que je reçois et déclenche des réactions inapropriées qui me porte<br /> préjudice.<br /> J'ai aussi tendance à me réfugier,non pas dans l'alcool mais dans le sucre : je me dépêcher de finir mon assiette pour engloutir des gâteaux et du chocolat ! dépendante au sucre je suis !<br /> Moi aussi j'ai découvert avec ce coach que j'avais des comptes à régler avec mon cerveau !<br /> Il nous faut donc encore et encore travailler sur NOUS ma belle !<br /> Nous n'avons pas fini de grandir !<br /> Affectueusement<br /> <br /> <br />
Répondre
K
<br /> Heureux de ce nouvel intermède. Il est rassurant pour nous, même s'il est imposé. Bien entendu aujourd'hui tu es dans l'expectative et tu ne sais pas de quoi sera fait demain. Gardes confiance et<br /> tu as tout notre soutien. Tes enfants t'attendent à l'issue et en bonne forme. Affectueusement.<br /> <br /> <br />
Répondre
D
<br /> Merci ! Quoi dire d'autre ? Je sais bien que vous êtes là. Je reparts pour de nouvelles aventures (!). C'est la première fois où on me l'impose un peu. Sincèrement je ne sais pas quoi en faire. Pas<br /> l'impression d'être là pour mes enfants et le reste de ma vie, mais peut-être que l'espoir me rejoindra. Merci encore à vous. Gros bisous<br /> <br /> <br />
Répondre
K
<br /> Une rechute; et alors ? Alors, rien. Elle devait arriver et elle est arrivée. Pourquoi ? C'est là dessus qu'il faut travailler. La cause et non le mal. Puisque le mal tu sais le combattre. Par<br /> contre la cause, il faut l'anticiper, la neutraliser, l'anéantir. Seule ? Non, bien, sûr. Il faut te faire aider. Tu as l'intelligence pour le faire et tu dois le faire. Pour qui ? D'abord pour<br /> toi, puis pour tes enfants et ensuite pour tes amis, tes connaissances, qui sont loin de toi et ne peuvent t'apporter leur soutien comme il faudrait en ces temps difficiles. Penses à eux, car eux<br /> pensent à toi. Aujourd'hui est un mauvais moment. Il faut lutter et ne pas céder. Sois forte et luttes de toutes tes forces. Nous t'embrassons affectueusement et si cela ne suffit pas, anticipes et<br /> sollicites de l'aide. Surtout le combat à gagner et celui de la vie à toutes forces. Même si elle te paraît difficile et injuste elle vaut d'être vécue. Forces toi et reponds nous SVP.<br /> <br /> <br />
Répondre