L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Ce silence n'avait pas de hasard : période difficile.
Je n'y suis pas arrivée, je n'ai pas réussi.
Je ne suis pas arrivé à maintenir les bienfaits des soins, même si je me ressaisis... encore une fois...
Je ne suis pas arrivé : à conserver mon travail,
à regagner la confiance de mon entourage,
à conserver des projets de vie qui me tenaient tellement à coeur...
Et surtout,
Je ne suis pas arrivé : à aider mon fils aîné dans ses projets,
à m'occuper convenablement de mon plus jeune fils.
Alors j'ai pris la décision qui se profilait, que je refusais d'envisager avec l'espoir que tout change rapidement. Mais cela fait plus de 4 ans que cela dure...
J'ai pris la décision qui s'imposait : mon fils va vivre chez son papa dès la semaine prochaine. A 350 kms.
Je tente de me persuader que c'est la bonne décision : tout se passe bien avec son père, mon état lui transmet trop d'inquiétude, de colère qui rendent le quotidien pénible pour lui (et pour moi), influençant son comportement à l'extérieur (école, centres d'animation...). C'est son avenir qui se prépare actuellement. L'entrée au collège aura lieu dans 2 ans, et alors qu'il travaille très bien, la colère qu'il a en lui risque de lui porter préjudice...
Mais alors que son départ approche je me sens de plus en plus coupable de lui avoir fait vivre tout cela (et à son frère notamment), sans pour autant pouvoir revenir en arrière.
J'ai l'impression de l'abandonner. De le perdre...
Comment vit-il cela ? Dans l'inquiétude encore une fois. Content bien sûr d'aller rejoindre son père, mais le changement d'école, la séparation avec ses copains restent l'essentiel de sa nouvelle souffrance. Tout le monde essaie de l'accompagner comme il le peut...
J'ai l'impression de vivre quelque chose d'inconcevable, et pourtant NOUS le vivons. Nous y sommes, devant ces conséquences tellement terribles.
Je n'ai pas réussi à poursuivre ma route avec ceux qui me sont le plus chers.
DÉCEPTION, CHAGRIN, EPUISEMENT.
Nos états d'âme, c'est ce qui reste en nous après que le train de la vie est passé.
Christophe André
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt. Peut-être. Car je me demande aujourd'hui si ce blog a un quelconque intérêt.