L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Oui, j'ai négligé ce blog pendant quelques temps, nouvel écart oblige...
La descente aux enfers, comme je la nomme souvent, a été très rapide après ma "reprise" professionnelle.
J'ai tenu deux demi-journées, qui ont été insupportables au plus profond de moi.
Me retrouver dans ces locaux, ce bureau (si on peut appeler cela comme ça !), sur un poste à mon sens sans intérêt et bien différent de ce qui m'était annoncé....après 16 ans d'ancienneté dans l'organisme en ayant toujours donné le maximum de ce que je pouvais donner (cela n'engage que moi). Récompense pour service rendu : voilà comment j'ai vécu ma reprise d'activité. Cela ne pouvait donc pas aller bien loin.
Je m'aperçois qu'il est très difficile d'obtenir une nouvelle chance lorsqu'on est alcoolodépendant. Car je sais bien que tout cela n'arrive pas par hasard, même si je pense qu'on m'a bien aidé à me retrouver dans cette situation (mi déception, mi colère).
Les conséquences ? Je n'ai pas réussi à faire autrement. Pour moi, le monde et mes espoirs de reprendre une vie normale s'écroulaient une nouvelle fois.
Le nouveau départ était râté.
La maladie a pris le dessus très vite cette fois-ci. En quelques jours ma consommation est devenue excessive, sans pouvoir la freiner. Me lever plus tard, prendre le traitement adéquate, rien n'a empêché le retour à la case départ : c'est à dire la plus haute consommation "enregistrée" lors de ma dernière alcoolisation. Là est une particularité de la rechute : un petit coin du cerveau se souvient de la quantité précedemment ingurgitée et la fois suivante, le corps réclame la même dose.
Quelques soucis de santé (dûs à la maladie) m'ont amenée à me rendre aux urgences, presque incapable de marcher, alimentée seulement par l'alcool depuis plusieurs jours, etc.
De retour du centre hospitalier, je me sens de nouveau bien. Pour combien de temps ? Là reste mon doute le plus important, même si j'apprécie pleinement l'abstinence et le retour parmi les miens.
"Ne jamais dire jamais" : rien n'est plus vrai, je l'ai constaté en cotoyant des "semblables".
Difficile d''ouvrir les yeux alors que l'espoir m'a permis d'envisager de travailler de nouveau, de continuer à faire confiance en ceux qui se disaient vouloir me soutenir.
La déception est là, c'est certain, la dévalorisation aussi. La grande question : mais que vais-je faire à présent ?
Plus de C.V. possible (mon poste "principal" a été donné et je n'ai pas entamé le nouveau !), et comment retrouver un travail en étant en arrêt maladie depuis plus d'une année ?
Si quelqu'un a une réponse, merci de me la donner !!!!
Malgré cela, le positif c'est que je crois avoir enfin ouvert les yeux et compris qu'une page se tournait.
Passer à autre chose...
Aucun homme n'est assez riche pour racheter son propre passé
Oscar Wilde
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt