L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Je ne comprends pas comment je n'ai pas encore raconté cette "anecdote". Elle a fait beaucoup rire mes compagnons de cure, mais est aussi un bel exemple de l'alcoolisme.
Un samedi soir, il y a 2 ans environ (?). Je décide de sortir. Mon fils (le plus jeune étant avec son papa pour le week-end), je suis dans une période où je bois seule le soir, mais où j'ai aussi le besoin de rencontrer des personnes différentes de celles que je côtoie tous les jours : sûrement celles qui boivent aussi.
Pourquoi le pigeon ? Vous allez comprendre...
Je me rends donc dans le bar que tient une copine. Beaucoup plus facile de s'accouder à un comptoir lorsqu'on papote entre filles... que nous soyons les deux du même côté, ou pas. Reflet de l'image, toujours et encore...
Je m'étais fait transporter, car je savais ou j'irais, jusqu'au j'irais peut-être. Musique, verres à gogo, beaucoup de rires : sont-ils le reflet des véritables émotions de toutes ces personnes qui se retrouvent là, comme moi ? Sûrement celles du moment.
Pourquoi le pigeon ? Vous allez comprendre...
Après tout ça, je décide de partir. Forcément, heure déjà tardive de la fermeture ! On me propose de me ramener en voiture, je préfère rentrer à pied : cela me fera du bien. Et je crois qu'à ce moment là, j'ai été fière de ne pas monter dans un véhicule motorisé et de me dire : je suis responsable, j'ai bu, donc je rentre à pied !!! Quelques kilomètres qui me permettront de retrouver mes esprits, pensais-je...
Quelques kilomètres de rues plus tard : le fameux pigeon ! Vous allez comprendre (peut-être ?)...
Il est énorme (enfin à ce moment là, je l'ai trouvé énorme - peut-être ai-je doublé sa taille à cause de ma vision très dérangée ?),
blessé, devant moi sur le trottoir.
Ma réaction ? Essayer de l'attraper. Ce fut plutôt facile, malgré ses battements d'ailes qui ne lui permettaient pas de s'envoler.
Avec ce gros pigeon dans mes bras, j'ai trouvé un peu plus de courage pour continuer ma route.
Je me souviens l'avoir serré contre moi, l'avoir caressé en essayant de lui dire que tout allait bien se passer, que je m'occuperais de lui,...
Je me souviens aussi, peut-être à tort, qu'il s'est apaisé et s'est laissé faire.
Et voilà, je trébuche, je chute. Tête la première sur le sol. Forcément, j'avais un pigeon dans les bras, et surtout... j'avais bu.
Je me relève après quelques secondes, voire quelques minutes que j'étais incapable d'analyser. Je continue ma marche.
La douleur ? Non, ce liquide rougeâtre, qui s'écoule à grande vitesse devant chacun de mes pas.
Je ne m'étends pas sur ce parcours sanglant jusqu'à ma maison.
Je passe aussi sur ce face à face devant le miroir. Que faire ? Ben, prendre ma voiture et aller aux urgences. Pour quelqu'un qui ne voulait pas conduire ce soir là, gagné !
Finalité : plein de points de suture sur le nez, je ne sais pas ce qu'est devenu le pigeon, et la plupart des personnes à qui j'ai raconté cette histoire ne m'ont pas crue !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Ces cicatrices, je les vois tous les jours. Et en ce moment, je m'aperçois chaque matin que je leur rends visite la nuit, par grattage interposé (et là je ne gagne pas le jackpot du "Millionnaire" !). Ne riez pas, je vous jure que cette histoure est vraie !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
"Fais comme l'oiseau
Sa vie d'air pur et d'eau fraîche, l'oiseau (...)
Mais jamais rien ne l'empêche, l'oiseau
D'aller plus haut..."
Miche Fugain
C'est lui qui l'a dit...
A bientôt