L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour,
Tout va bien. Pleine d'énergie mentale, je dois procéder à des retrouvailles avec l'énergie physique : encore à faire de ce côté là, mais chaque chose en son temps...
J'ai franchi un pas cette semaine : je me suis rendue pour la première fois dans une association d'alcoolo-dépendants (ou d'anciens buveurs si on prend en compte ceux qui en sont les animateurs).
Pendant longtemps, je ne me sentais pas prête. pour différentes raisons (les seules ?) : ayant une profession un peu "exposée", je ne souhaitais pas être reconnue, les horaires ne me convenaient pas (20h), il fallait faire garder mon fils,...
Puis, une fois la maladie assimilée et maintenant que mon plus jeune fils est chez son père, je songeais de plus en plus "à aller voir", au moins une fois. Mais je me trouvais toutes les excuses du monde...
Aujourd'hui, j'essaie de tenir les objectifs que je me suis fixés à court terme, moyen terme et longt terme (très bon exercice, soit dit en passant).
De plus, je souhaitais aussi me renseigner sur les interventions menées auprès du public. Alors voilà, c'est fait.
Qu'en dire ?
J'y retournerai sûrement 1 ou 2 fois pour me faire une véritable opinion.
Au premier abord, cela ressemble au groupe de paroles dont je fais partie au centre hospitalier. Convivialité, échange d'expériences (alcoolisation et abstinence),...
A une différence près : l'animation est assurée par des alcoolo-dépendants ou co-dépendants - si j'ai bien compris -, ce qui est une bonne chose, mais j'ai ressenti quelques failles dans la façon de s'adresser aux autres, notamment aux personnes en détresse : les "il faut...", "nous sommes responsables..." directifs m'ont un peu gênée. Autre chose également : on nous demande un tour de table, et l'animatrice ne parle pas d'elle du tout : deux nouveaux arrivants dont je faisais partie... J'ai ressenti une première distance, alors que nous sommes sensés être proches du pied d'égalité, tout en ayant des parcours différents. Il s'agit pour moi du fondement du partage et de l'offre d'écoute.
Attention : je parle de mon ressenti et je ne souhaite aucunement diminuer la valeur et l'objectif humanitaire de ces personnes !
Mais c'est là que je me rends compte de l'importance des formations approfondies nécessaires à l'aide aux autres.
Cela ne s'improvise pas.
Connaître la maladie, ses différents traitements, les différents outils utiles au maintien de l'abstinence, mais aussi ne pas porter de jugement, appliquer les bases de la communication, avoir quelques notions de psychologie,...
La "chose" n'est pas si simple. Ce sera un thème de réflexion, car moi aussi j'ai sûrement des comportements à changer...
Illustration : Bruno Collinet, chorégraphe et danseur de talent.
Ce que cela m'inspire : la main tendue, tout en gardant du recul...
"On ne peut rien enseigner à autrui. On ne peut que l'aider à le découvrir lui-même".
Galilée
C'est lui l'a dit...
A bientôt