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L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...

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Evitons de susciter des vocations !

Bonjour,

 

L'alcoolodépendance est une maladie souvent méconnue, ce qui lui confère une connotation péjorative, voire très très péjorative. 

Je me suis souvent posé la question de savoir dans quelle mesure je suis responsable de ce qui m'arrive. Les autres se sont souvent chargés d'y répondre à ma place : "le verre, personne ne t'a obligé à le prendre", "un cancer, tu ne le décides pas, tandis que boire, si",... J'aurais bien des choses à dire sur les maladies qui selon moi sont déclenchées par facteurs psychologiques. Mais bref. ces paroles, je les ai, non pas souvent, mais certaines fois entendues.

La méconnaissance, maladie taboue oblige, est également existante dans le monde médical. D'où, à mon sens, la difficulté d'entrer en soin. Quel généraliste (et je n'ai rien contre leur valeur professionnelle) est à même de déceler, ou de vouloir déceler (?) une consommation chronique sévère et de surcroît en parler franchement ? 

Quel psychiatre (et je n'ai rien non plus contre ces personnes !) parvient à évoquer la dépendance  en toute connaissance ?

Alors que dire de la perception du "commun des mortels" !

Me voilà dans le jugement, mais je pense sincèrement que les lieux et les personnes capables d'accompagner réellement les malades sont bien rares et restent très spécialisés dans ce problème.

Beaucoup d'actions à mener pour changer tout cela...

Comment ne pas culpabiliser après avoir été confronté à des propos, regards qui en disent long,...?

Une seule solution : connaître soi-même la maladie sur le bout des doigts !

Il m'a fallu longtemps avant de la regarder en face et me dire que je n'ai pas demandé à devenir alcoolodépendante. Oui, j'ai pris un premier verre à une époque de ma vie (comme quasiment tout le monde), oui j'en ai abusé certaines fois de façon festive (comme quasiment tout le monde), mais quasiment tout le monde n'est pas alcoolodépendant. Moi, je le suis devenue.

Plus j'avance et mieux je la connais cette p. de maladie. Ainsi, peut-être que je me sens de plus en plus forte pour l'affronter ? En tous les cas, je l'espère vraiment.

J'aimerais aussi qu'elle soit évoquée de façon plus régulière dans notre quotidien. Certaines périodes font qu'on en parle, notamment lors de la sortie de l'excellent film "Le dernier pour la route" de Philippe Godeau, issu du livre du même nom de Hervé Chabalier. Témoignage assez réaliste de la cure et des méfaits de la maladie.

Mais, cette période révolue, bien peu de sujets traitent de l'alcoolodépendance...

Par contre, en ouvrant un magazine, un journal,... je ne peux plus éviter de remarquer ces publicités pour des marques, pour des "foires aux vins", ces articles sur les vignobles, les derniers utilisateurs d'alambics,... Et ce la, tout au long de l'année : Entre autres, pubs pour le Whisky l'hiver (faisant croire que cela réchauffe), pour le Ric. l'été (en faisant croire que cela rafraîchit), pour ces boissons dont les jeunes se servent pour se "destroyer" (faisant cfoire qu'ainsi, ils oublieront leur mal être d'adolescents)... le panel est vaste et il y en a pour tous les goûts !

Culture oblige, boire de l'alcool est traditionnel dans notre pays !

J'aimerais tant que chacun regarde la réalité en face, comme pour toute maladie grave (je le rappelle : on meurt d'alcoolodépendance) et qu'on arrête de susciter des "vocations" !

 

"Evidemment, on marche sur un fil, chaque destin est bancal ; et l'existence est fragile comme une vertèbre cervicale."

Grand Corps Malade

 

C'est lui qui l'a dit...

 

A bientôt

 

 

 

 

 

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