L'alcool et moi : une grande histoire ! Ca va, ça vient... Aussi, j'ai envie de partager mon expérience...
Bonjour !
Grand jour aujourd'hui : remplir mon journal de bord (cf article "Les bienfaits de l'abstinence") m'a permis de constater que j'entame mon 3ème mois d'abstinence, sans contrainte notable, avec seulement du plaisir !!!
Je ne comptais pas les jours, et j'ai eu une surprise :
*déjà 2 mois !
*seulement 2 mois !
Contradictoire, mais à l'image de ce que je vis :
*j'apprécie chaque jour qui passe. Au jour le jour.
*je souhaiterais tant atteindre les objectifs que je me suis fixés : non pas une durée précise, mais une pérennité.
C'est un début. Aujourd'hui est un jour nouveau avec plein de soleil dans mon âme...
La dépendance : à mon sens, vaste sujet que j'apprends à connaître.
La dépendance peut revêtir bien des formes.
Celle au(x) produit(s) est a priori LA dépendance qui me touche le plus. Mais a priori seulement.
Celle-ci, il est difficile de la contrôler : le produit a été plus fort que moi pendant longtemps et il peut l'être demain si je me réalcoolise. La seule différence aujourd'hui tient aux résultats enfin constatés sur le travail que j'ai mené durant ces 5 longues années de combat.
Travail sur la maladie :
*la connaître de façon médicale - ses phases, ses vices, son emprise sur moi, les répercutions sur ma santé, son incurabilité, sa mortalité.
*combattre (et j'insiste sur ce mot) la rechute - reconnaître les situations à risque, anticiper, prévoir un plan d'action.
Merci à celles et ceux qui ont traversé ma route pour m'apporter cette connaissance...
Travail sur mes émotions -hommage oblige à Christophe André (Les Etats d'âme, mon livre de chevet) : ces émotions qui m'envahissaient, que je ne savais pas regarder de façon lucide, qui me menaient à la rumination ou à l'excès de joie, tout aussi nocif.
*mes lectures diverses (philo, psycho, boudhisme, religions...) m'ont permis de trouver une question essentielle : comment vivre au jour le jour, parmi les autres ?
Une seule réponse commune m'est apparue : Se consacrer à soi, sans faire preuve d'égoïsme, pour mieux vivre dans son environnement.
Le reste, puisé dans ces différents concepts, je le perçois comme un choix d'outils pour appliquer ce choix d'existence : être pleinement conscient de SA vie.
*le suivi dont j'ai bénéficié et que j'ai mis à profit -psychothérapie en général- par psychiatres, psychologues, infirmiers psy. J'ai tout pris, j'ai souvent préparé mes entretiens et après un temps de pause, j'ai toujours repensé à la teneur des échanges.
Merci à celles et ceux qui ont un jour pris leur plume pour me transmettre leur point de vue et à celles et ceux qui ont su susciter cette réflexion sur mon JE...
Je suis persuadée que grâce à une remise en cause, une motivation qui est devenue intérêt, voire à une période centre d'intérêt pour la psychologie, un travail soutenu et continu (quel effort, quel chamboulement intérieur, quand j'y repense !) m'ont permis d'avancer. Doucement. Trop doucement à mon goût, avec les déceptions qui ont ponctué mon parcours : rechutes, rechutes encore...
Aujourd'hui je savoure pleinement le bénéficie acquis. Mais la dépendance peut prendre bien des facettes, dans la vie de tous les jours. Cela fera l'objet d'un autre article...
"La sagesse se nourrit selon ses besoins, guidée par autrui mais libre de toute dépendance."
Laurence E. Fritsch
C'est elle qui l'a dit...
A bientôt